Sommet numérique de Tallinn : La fracture numérique européenne est loin d’être soudée

29 septembre 2017
VoxEurop

Les Européens sont toujours plus connectés à internet. Pourtant, il y a encore d’énormes différences entre les régions et les pays, indiquent les statistiques.

Alors que les dirigeants de l’Union se réunissent à Tallinn, en Estonie, pour un Sommet numérique censé indiquer “des projets futurs en matière d'innovation numérique afin que l'Europe soit toujours à la pointe des avancées technologiques et qu'elle joue, à l'échelle mondiale, un rôle de meneuse dans le domaine du numérique dans les années à venir”, nous avons tenté de comprendre combien les citoyens européens sont connectés.

Les cartes qui suivent, basées sur les données récoltées par Eurostat, montrent l’activité en ligne des Européens dans trois secteurs-clé : l’utilisation d’internet en général ; les interactions avec les sites gouvernementaux et l’utilisation des réseaux sociaux.

Ppur ce qui est de l’utilisation d’internet, souligne Eurostat, “la proportion de la population de l’UE qui utilise régulièrement internet a augmenté de 3 % entre 2015 et 2016. Près d’une personne sur quatre (79 %) entre 16 et 74 ans a utilisé internet au moins une fois par semaine. Les Britanniques, les Néerlandais, les Danois et les Luxembourgeois sont les plus actifs.

En ce qui concerne l’e-government, moins de la moitié des personnes entre 16 et 74 ans dans l’UE ont utilisé internet pour interagir avec l’administration dans les 12 mois qui ont précédé l’enquête. Néerlandais et Scandinaves ont été les plus actifs, alors que les Italiens, les Bulgares et les Roumains ont été les plus réticents.

Un peu plus que la moitié des personnes entre 16 et 74 ans (52 %) sont enfin intervenus sur les réseaux sociaux en postant des réactions, des commentaires, des statuts ou des photos ou vidéos en 2016 dans l’UE. Ce taux est plus élevé dans les régions des capitales européennes et dans les pays du nord et de l’ouest, à exception de la France, où plusieurs régions ont un taux d’utilisation des réseaux sociaux plutôt bas.

Cet article est publié en partenariat avec The European Data Journalism Network.

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