Immigration en Grèce : Athènes menace l’UE d’ouvrir les portes

"La Grèce est une des principales portes d'entrée des immigrés en Europe".
"La Grèce est une des principales portes d'entrée des immigrés en Europe".
11 mars 2015 – VoxEurop De Volkskrant, Trouw

“Athènes menace de laisser entrer les immigrés clandestins”, affirme De Volkskrant, selon lequel le gouvernement de gauche du Premier ministre Alexis Tsipras a commencé à modifier la politique migratoire de la Grèce : il est notamment prévu qu’un “trou” symbolique soit fait dans la clôture de 4 m de haut qui sépare la Grèce de la Turquie, érigée en 2012 avec des fonds européens dans le but d’empêcher les immigrés illégaux de traverser la frontière. Athènes veut également fermer les centres de rétention.

Le gouvernement a déjà entrepris les premières dispositions, écrit Trouw: chaque jour, quelques 30 demandeurs d’asile, surtout des réfugiés d’Asie et du Moyen-Orient, sont libérés des centres de détentions.

Les organisations de défense des droits de l’homme sont “satisfaites” de cette “politique plus humaine” du gouvernement et de la ministre adjointe chargée de l’immigration, Tasia Christodoulopoulou, une ancienne militante des droits de l’homme. Cependant, l’Europe est très inquiète, ajoute le journal, car “la plupart des réfugiés ne veulent pas rester dans une Grèce appauvrie où il est difficile de se refaire une vie. Dès qu’une opportunité se présente, ils déménagent vers des pays plus riches de l’UE”.

Selon son confrère De Volkskrant, le gouvernement grec se sert de la question de l’immigration pour mettre la pression sur Bruxelles :

Athènes veut plus d’aide de l’Europe pour recevoir et répartir les immigrés sur tout le continent. “Puisque les Européens ne se montrent pas compréhensifs, nous pouvons donc enfreindre les accords de Schengen et donner des papiers à 300 000 immigrés qui pourront ensuite se déplacer dans toute l’Europe”, a déjà averti le ministre adjoint de l’ordre public et de la protection des citoyens Yiannis Panousis dans une interview.

Cette question sera à l’ordre du jour du conseil des ministres de la Justice et des Affaires intérieures, ce jeudi à Bruxelles.

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